Le cinéma, c’est bien (et c’est pas cher)
Pierre @ Vendredi 30 mar 2007
Ca faisait longtemps que je n’avais pas raconté ma vie nocturne tiens… Bon, il faut avouer qu’en ce moment, c’est plus calme que ça ne l’a été. Dans un certain sens, c’est pas plus mal, je suis dans le paté 30 heures par jour (oui oui).
Donc, jeudi soir, c’était soirée cinéma. Chose commune me direz-vous, mais bon, ça fait près de 6 mois que je n’avais pas mis les pieds dans une salle ! Et la fois d’avant avait dû se tenir à peu près après autant de temps. Moi qui était plutôt cinéphage à une époque, ça me change. Il faut dire que seules les grosses production américaines débarquent de l’étranger, ou alors les horreurs… euh… films d’auteurs français (oui j’aime le cinéma français), et que ce n’est pas forcément mon truc. Une occasion de découvrir le cinéma roumain me direz-vous. J’y ai déjà goûté, notamment avec « Comment j’ai fêté la fin du monde » de Cătălin Mitulescu. Film intéressant d’ailleurs, il faudra que je fasse un article là-dessus un de ces jours. M’enfin bref, le principal obstacle reste pour moi la langue. L’ayant vu en DVD, j’ai pu mettre les sous-titres en roumain pour m’aider. Mais forcément, au cinéma, ça marche moins bien… En tout cas, ce problème de langue est réglé pour les films étrangers, vu qu’ils sont tous diffusés en VOST ! Mais du coup, chaud chaud pour voir un film dans une langue qu’on ne connait pas.
Oulà, je digresse à fond moi ce soir. Donc, notre objectif était d’aller voir 300, dont j’avais entendu beaucoup de bien, et surtout vu une bande-annonce qui m’avais laissée pantois. Pour cela, direction le Bucureşti Mall, grand centre commercial à l’américaine, moult boutiques et restaurant sur plusieurs étages, avec l’ami Greg qui descend de Braşov pour squatter mon canapé tous les jeudi soirs (et aussi boire mon jus d’orange !) et Monica. On se fait un chinois, l’occasion pour nous de goûter un thé au cannabis avec un taux impressionnant de 0,0015% (c’est vous dire à quel point on était stones !), puis en guise de dessert une bonne crêpe au Nutella (mais sans bananes)
On en profite pour récupérer Alexandra, et let’s go to the movies : le Hollywood Multiplex.
Malins comme des singes gavés à Java, nous avions réservés nos places afin de se prémunir d’un important afflux de vils spectateurs. L’occasion pour Alexandra et moi de nous prendre la tête un bon quart d’heure : mais ils est où l’écran sur le plan de la salle ? En haut ou en bas ? Il faut savoir que les places sont numérotées dans les salles, donc si la place B15 est collée à l’écran, dommage. M’enfin après un important brainstorming, la solution fut trouvée et de bonnes places ont été réservées. La salle est plutôt agréable, pas immense mais d’une taille tout à fait correcte, toute neuve et tout. Mais le plus impressionnant reste le prix : 3 euros la place le soir ! Et oui, on est loin des tarifs de voleurs appliqués en France…
Bon resto, bonne salle, bon prix… bon film ?
Ma foi, film correct. Plutôt bon même, mais j’ai été un peu déçu par rapport à ce que nous promettait la bande-annonce. Des scènes de combat très impressionnantes, une photo sympa (qui a dit inspiration Sin City ? Remarquez, pour un film adapté d’une nouvelle de Frank Miller…
, mais hormis ça, bof. Je n’ai pas accroché plus que ça à l’univers, l’intrigue secondaire est lourde et casse le rythme, et surtout, qu’ils ont l’air ridicules nos colosses spartiates en slip ! OK c’est (très certainement) dans un esprit de suivi de la réalité (car la base de l’histoire est belle et bien réelle), mais entre ça et l’horrible barbichette de Leonidas (même cause, même peine), j’ai eu une pollution visuelle à l’écran. Donc, un film qui se regarde bien, mais qui ne rentrera pas dans les annales, si ce n’est pour ses scènes de combats. Mais dans le genre « guerriers des temps anciens », j’ai trouvé Gladiator plus consistant. Peut-être du fait que l’univers me parlait plus…
Ainsi se terminait notre soirée (et oui, séance de 22h45), le temps de rentrer à la maison, gratter un peu et dodo pour recharger les batteries pour une nouvelle journée de labeur. M’enfin, vues les journées daubesques que je passe en ce moment, cette soirée cinéma m’a permis de me détendre un peu, c’est pourquoi j’ai eu envie de la partager. Voilà.



