Mission Chişinău - Part 3 - On pose la moquette et on mange ukrainien
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Partie 3 : Ou comment poser de la moquette… et manger Ukrainien
Réveil pas trop tard, vers 10h, douche (froide) rapide, me voici sur pied ! Greg se réveille alors que je descends l’escalier, ça tombe bien, on ne partira pas trop tard. En attendant, mon objectif de la matinée : trouver du cash, et m’acheter de quoi faire un semblant de petit déjeuner rapide. Pour l’argent, facile, il y a un bancomat pas loin de l’agence, merci Raiffeisen, il a l’air impossible de retirer des lei moldave avec une carte française, alors qu’avec une carte roumaine ça passe héhé…
Maintenant, à manger. J’ai repéré un petit magasin pas loin, j’y cours. Et là, le drame : magasin russophone ! Il faut savoir que la Moldavie est en partie russophone, et parfois, les gens ne parlent pas roumain. C’était le cas. Après plusieurs tentatives en roumain, je finis par pointer du doigt le bac de gateaux secs en disant 10 (zece en roumain). Alors que je m’attendais a avoir 10 petits gateaux, la serveuse m’en met pour 10 lei (60 centimes d’euros)… soit un sac Carrefour-like complet
Au moins, ça me fera le voyage de retour… et en plus, ils sont bons ces fichus gateaux !
Bref, je rentre à l’agence, Serghei, Aymeric, Hélène et Guy arrivent au même moment. On dit au revoir à tout le monde, et direction la gare de bus en Sergheimobile pour en chopper un. Sur place, c’est la guerre, des bus, des gens partout… On atteint le guichet, et là, c’est le drame : les seules places disponibles sont pour le bus de… 20h30
Pétage de singes, Kyo mode, bref, on n’est décidément pas vernis avec ces satanés bus. On achète nos places, et retour à l’agence…
…où notre désespoir n’en deviendra que plus grand lorsque Serghei glisse d’une voix toute légère : “j’ai besoin d’un coup de main pour installer de la moquette dans un bureau”… Il faut bien avouer qu’à ce moment, un petit instant de solitude m’a transpersé : après toutes ces galères, le match perdu, je me retrouve en Moldavie à installer de la moquette 
Je reprends mes esprits, et c’est parti pour la découpe, le délicat déplacement des meubles à la façon Serghei, la pose en finesse de la moquette, etc etc… Qu’est-ce qu’on a pu gueuler oui !!!! M’enfin au final, le bureau est moquetté… Par contre, nous ne pourrons jamais changer le canapé de pièce, le couloir étant définitivement trop petit. Hélas, pas de photos de la minute bricolage.
Après tous ces efforts, le temps du réconfort, il est temps d’aller manger ! Problème, nous sommes 6 pour une seule voiture… Qu’à cela ne tienne ! Serghei et moi devant (logique
), Hélène, Guy, Aymeric et Greg à l’arrière, entassés comme on peut ! Et c’est parti pour un petit tour de la ville, en montant les stores sur les vitres arrières pour éviter de se faire repérer par la maréchaussée. Notre choix se fera sur un restaurant Ukrainien, ayant avec nous pour nous conseiller Serghei qui est d’origine Ukrainienne.
Restaurant typique de l’ex-grenier de l’URSS, avec des plateaux de charcuteries, fromages et légumes en guise d’entrée, et en ce qui me concerne, des raviolis ukrainiens, à base de foi, de chou et de pommes de terre. Et surtout, tout le repas à la vodka !
Le repas sera effectué autour entre autres d’une nouvelle philosophie de vie (le “je veux, j’ai”, qui n’a pas l’air de si bien marcher), d’analyse de match et d’une invention dont je ne parlerai pas avant qu’elle soit breuvetée (Hélène, si tu me lis…
. Le retour à l’agence, lui, sera épique. Même configuration qu’à l’aller, mais après quelques vodkas, et même sans en abuser, les choses prennent toujours une tournure particulière !
Bon repas et bonne poilade, rien de mieux pour basser un bon après-midi. La fin de l’après-midi se passe tranquilement entre photos, Legos et blind tests, alors qu’il s’avère qu’il est plus que temps de partir parce que la gare routière n’est pas juste à côté et qu’on n’arrive à joindre aucun taxis, tous sont pris par la fête du vin !
Nous mettrons finalement la main sur un pilote, qui nous amènera à temps et entier à la gare routière. Au prix de moult excès de vitesse, de quelques feux grillés et lignes blanches oubliées. J’avais déjà évoqué le style de conduite moldave… Bon, il faut bien avouer qu’il nous a pas mal aidé ce coup-ci.
Un grand bus nous attend. Nous pouvons rentrer à la maison.
Ou pas.








