Metallica @ Bucarest
Pierre @ Jeudi 24 juil 2008
8 ans que j’attendais cela ! 8 ans que je suis hardcore fan de Metallica, que j’attends de les voir enfin en live, ça y est, l’occasion se présente ! Les Four Horsemen se sont donc produits au stade Cotroceni, comme pour Kylie Minogue. Il m’aura fallu 6 heures de route pour arriver sur Bucarest (et ma première amende de toute ma vie entière à moi ! Au moins, j’ai appris qu’il faut rouler sur les routes européennes avec les feux de croisement allumés…
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Bref, une fois dans la capitale, ce que je doutais se produit bien : temps de merde ! Des orages, de la pluie, et la veste que j’avais soignesement préparée au cas où… doit m’attendre sagement sur mon lit. Pas grave, j’ai mon parapluie… ah, les parapluies sont interdits ? Tant mieux pour la visibilité, moins pour moi, qui me retrouve en t-shirt et bermuda.
Et on part, Monica, sautillante, Fred qui se demande bien ce qu’il fait ici à aller voir un concert de metal sous la pluie que de toute façon ça va être annulé (et là, si ça l’avait été, j’aurais su qui tenir responsable :P), et moi, les yeux plein de petites nétoiles, à apprendre à mes deux compagnons quelques vers sympas à ressortir (Seek and Destrooooooooooooy !!!), sous la flotte, direction le stade.
Nos chemins se sépareront, j’ai en effet une place en tribune, eux sur la pelouse. J’achète une bière, direction ma place, pour voir la fin de la 2e première partie, The Sword. Ma foi excellent groupe qui colle bien au groupe titre, pas comme pour Iron Maiden… Du gros thrash façon Bay Area (OK, le groupe est Texan), je n’ai pas pu apprécier tout leur set mais les 2-3 morceaux entendus ont plutôt été flatteurs à mon oreille.
La 1ère première partie était (normalement) un groupe de cover de Metallica dont le nom m’échappe… Pourquoi pas, mais entendre « en faux » les mêmes chansons, je ne vois pas trop l’intérêt.
Et vient l’attente… Un moment de répit permet à mon t-shirt de se déshumidifer un peu… sans plus… Tiens, mauvais point pour l’organisation, les numéros de rangs ne sont pas écrits… relou de se voir demander toutes les 30 secondes « C’est quel rang ? »… m’enfin, ça occupe !
Puis It’s A Long Way To The Top d’AC/DC se met à sonner… et c’est là qu’on reconnait les irréductibles… Il s’agit là de la chanson de pré-introduction, l’intro étant à la charge de The Ecstacy of Gold d’Ennio Morricone… Depuis le temps que je rêvais de l’entendre celle-là !!
Bam, d’entrée, Creeping Death ! Bonne et mauvaise chose… Bonne car ça pose tout de suite les base du show : ça va thrasher mes amis ! Mauvaise, car le break en Die majeur à faire en hurlant va déjà mettre ma voix à rude épreuve
Epreuve passée avec succès, Robert Trujillo nous fait un mini solo avant d’attaque l’intro de For Whom The Bell Tolls, petite pensée pour Cliff Burton… Le spectacle continue, et une chose devient claire : on est pas là pour rigoler, on tappe dans les 4 premiers albums avec les 3 morceaux obligatoires du Black, mais sinon, oubliez le gentil Metallica des 90′s, la Metal Militia est de retour !!
Creeping Death
For Whom The Bell Tolls
Ride The Lightning
Harvester Of Sorrow
Welcome Home (Sanitarium)
The Four Horsemen
…And Justice For All
No Remorse
Fade To Black
Master Of Puppets
Whiplash
Nothing Else Matters
Sad But True
One
Enter Sandman
- – - – -
Last Caress
So What
Seek And Destroy
De mon point de vue, le seul gros manque concerne Battery pour atteindre une set list parfaite. L’ultime liste aurait incorporé Hit The Lights, The Call Of Ktulu, Battery et Orion, mais hélas ce ne sont pas les plus jouées (encore plus vrai pour les deux instru).
Mais surtout, j’ai été frappé par la fraîcheur du groupe. La prestation et la hargne mise dedans me renvoie directement dans les Live Shit de l’époque 89-93 (sans atteindre le niveau d’un Seattle ’89, quand même). C’est du direct, Hetfield a retrouvé sa voix (récouter le Rock am Ring 2006 m’a fait voir le chemin parcouru), peu de pains pour Hammett (arf, un début de solo sur Harvester of Sorrow un peu difficile, et puis de toute façon on est pas là pour écouter les fautes, du moment que ça envoie !!), Ulrich sait de nouveau se servir de sa double caisse… Et Trujillo, toujours impeccable, et aussez audible pour une fois.
Le jeu de scène a pas mal été amélioré aussi, jeu avec les caméras (les 4 Mets en même temps à l’écran sur The Four Horsemen, Hetfield en général), petits gimmicks entre eux (Kirk Hammett qui imite le « Jungle Step » de Trujillo), moults effets pyrotechniques et lumineux… Malgré une scène simple, on arrive à en prendre plein les yeux !
Bref, les Mets ont clairement haussé le niveau par rapport aux 10-12 dernières années, et c’est excellent pour la suite. Car avec la sortie de Death Magnetic, leur prochain album, en septembre, Metallica a promis de revenir l’an prochain pour la tournée européenne ! J’y serai… mais dans la tribune couverte, ce coup-ci 
Pour les photos, c’est par là !
Searchin’… Seek and Destroy !
Robert de Niro est roumain (et fait des crédits à BRD)
Pierre @ Mardi 22 juil 2008
Difficile d’imaginer la tête des enquêteurs de la Direction d’Investigation des Infractions du Crime Organisé et du Terrorisme de Iaşi en découvrant, lors du démantèllement d’un réseau de faux papiers, une carte d’identité au nom de… Robert de Niro !
Cette carte était destinée à faire une demande de crédit personnel au nom de l’acteur dans une filiale de BRD de Iaşi. Pas en manque d’imagination, les faussaires ont donné à Bob comme logement… le cimetière de Iaşi ! Ils risquent 25 ans de prison.
Nuit d’orage
Pierre @ Mardi 22 juil 2008
Non, ces photos n’ont pas été prises à 7h du matin, mais à minuit !
On aura quand même eu droit à une petite coupure de courant, mais rien de grave…
Et 2698km plus tard… me revoilà !
Pierre @ Mardi 15 juil 2008
Ca y est, retour de vacances… pas tout seul ! En effet, ras le bol d’être à pied et d’être bloqué en ville les week-ends, du coup je rentre en caisse. Ma super Clio en avait marre de ne sortir que deux fois par an en France, elle va se dégourdir les roues dans les trous des routes roumaines. Histoire de ne pas faire la route tout seul et de venir voir comment est Iaşi, ma Moman fera office de copilote.
Bref, départ le jeudi 10 juillet, 5h du mat’… ah, 5h45, ok, encore une qui est en retard. Orléans-Budapest, plus de 1600 kilomètres de quasi-uniquement autoroute. Et bien ça a été, la Clio a su faire hurler ses 82 poneys en furie sur les autobahn allemandes, autrichiennes et hongroises au point de monopoliser la voie de gauche.
Rien de bien spécial sur cette longue journée, si ce ne sont les multiples travaux au niveau de Nuremberg qui ont cassé le rythme. Ah si ! Sortie de l’autoroute à Budapest, à 100m de l’hôtel : contrôle de police ! Heureusement, on n’avait rien à se reprocher, mais après 1600 bornes sans voir la maréchaussée, ça fait bizarre…
Le lendemain, Budapest-Braşov. Déjà, un grand remerciement à Mlle GPS (oui oui, c’est une fille qui cause) qui nous fera légèrement rebrousser chemin pour pouvoir contourner la ville et tous ses Auchans : on a évité de perdre beaucoup de temps. Et c’est pas plus mal, car une fois l’autoroute quittée et la frontière roumaine atteinte, c’est de la 2 voies pleine de camions dans les deux sens ! Pas facile de doubler dans ses conditions.
On arrive à Arad, on prend le contournement : bouché sur plusieurs kilomètres, une fille de centaines de camions… Demi-tour en ville, toute en travaux, pas de panneaux, feux éteints, on l’aurait crue bombardée ! Deuxième big up à Mlle GPS pour son précieux coup de main. Et s’en suit le passage Arad-Sibiu, 2 voies en montagne avec toujours les camions. Il aura fallu quelques manoeuvres un peu (trop ?) audacieuses pour ne pas y passer la nuit… les heures passent, et le souhait d’arriver pas trop tard à Braşov part en fumée dans les monts transylvanniens. Au passage, coup de fil d’une fille de la pension, pour savoir si on aurait besoin d’aide pour nous y guider dans Braşov. Heureusement, je connais la route, mais sympa. Je montre à ma mère les 2-voies-avec-une-grande-bande-d’arrêt-d’urgence-donc-une-4-voies qui font peur à tout le monde, moi au contraire je trouve ça pas mal, ça évite bien des dépassements stupides. En tout cas, j’approuve la solution, et la police aussi, alors…
S’en suit le tronçon Sibiu-Brasov, de nuit, là encore une horreur, plus plat mais avec moult travaux… pas toujours signalés. M’enfin on arrive quand même à Braşov à 23h, et pour la peine, on se boit une Ursus pas assez fraiche sur le parking du McDo avant de s’envoyer un bon Big Tasty après cette longue journée sans repas. Puis on passe dans mon ancien quartier tout beau tout neuf tout refait sans cratères histoire d’espérer voir les ours. Bonne idée, car nous en verrons deux ! Puis direction la pension Ursu pour dormir quand même un peu.
Dernier jour, Braşov-Iaşi, heureusement le plus court ! Après la longue journée prévue et la longue journée pas prévue, un peu de calme. Encore un coup de vraie fausse 4 voies, et on attaque le milieu montagneux du pays, un coin super joli, c’était la première fois que j’y passais de jour. D’autant plus que les multiples camions (ils se sont passés le mot !) me bouchent encore la route…
M’enfin, après Bacău, on retrouve la vraie fausse 4 voies, et c’est tout droit pour Iaşi ! 2698 km plus tard…
Quelques news !
Pierre @ Mardi 08 juil 2008
Ah, les vacances !
Et oui, je suis de retour en France pour quelques semaines. Enfin, c’est vite dit, car c’est finalement déjà l’heure du retour… en voiture ! Avec Titine sous la main, ça va devenir plus facile d’agrémenter le blog :P
Tiens, à propos du blog… Je viens d’installer la dernière mise à jour du moteur de blog, il est donc possible que quelques petits bugs apparaissent avec le thème « ancienne version ». Mais je prépare un nouveau thème qui exploitera toutes les nouvelles fonctionnalités du blog.
En attendant de nouveaux articles, n’hésitez pas à faire un tour du côté de mon autre blog, les Limbes Culturelles !
C’est tout, @ pluche !

















