Courts métrages moldaves
Pierre @ Jeudi 08 mai 2008
Pendant qu’on est chez nos cousins moldaves, voici trois excellents courts métrages d’Igor Cobileanski. Ils sont sous-titrés en anglais.
Saşa, Grisa & Ion : Saşa, Grişa & Ion doivent travailler dehors et de nuit par -20 degrés… Mais ils ont une bonne idée…
(Plictis) şi inspiraţie : le maire d’une petite bourgade veut faire sa campagne en poésie, encore faut’il trouver le poète !
Daca begi becu în gura… : si tu te mets une ampoule dans la bouche, je te file 100 dollars… (mon favori)
Enjoy !
Week-end pluvieux en Moldavie - Part 3 - On s’en va
Pierre @ Mercredi 07 mai 2008
Dimanche matin, même schéma que la veille : re-réveil à 10h30, re-clips de Kylie, re-p’tit dèj à l’arrache, re-pluie. Sauf qu’en plus, faut payer les chambres… tiens, impossible de payer avec la carte bleue, bon bah on va une nouvelle fois vider le distributeur.
Avec tout ça il est 12h30, on doit retrouver Laurenţiu vers 14h30-15h pour repartir, bref, 2 heures à tuer. Après un long débat à base de “ch’ais pas” et de “j’en sais rien ch’uis pas d’ici”, on se décide à poursuivre le petit déjeuner dans une patisserie pas loin du siège de l’ONU. On en profite pour faire un petit tour de la ville, repérer quelques endroits que je connaissais de nom, etc. On arrive, fermé, vacances de Pâques obligent.
On repart finalement du côté de l’agence, dans un petit mall, se trouver un coin pour se poser et passer le temps qui nous reste, seulement après avoir fait quelques courses (tourisme gustatif inside
). On se prend un truc léger à manger, je reprends une Baltica, Snejana puis Laurenţiu et sa moitié nous rejoignent. Quelques papotages et un rapide parcours du Playboy russe qui trainait là (aka le catalogue officiel de 250 pages et en cyrillique du nouveau riche moscovite), il est 15h30 passées et plus que temps de partir, étant donné que Nico doit ensuite rentrer à Brasov.
La route jusqu’à la frontière se passe plutôt bien, on y arrive, mais on reste bloqué à l’extérieur : il y a l’air d’y avoir un peu de monde, il faut éviter les engorgements. C’est après 20 bonnes minutes, quand on entre enfin, qu’on voit l’étendue des dégats : il y a un bon paquets de voitures en fait ! Et comme la vérification est super rapide (il faut bien vérifier 3 fois les passeports…
, et bien on pert un temps fou. Quand enfin nous passons, rebelotte côté roumain, en un peu plus rapide, mais bien évidemment on prend la file la plus lente. Au final, 2 heures de douane. Je ne suis décidément pas verni…
Après… direction Iaşi en évitant les nombreuses vaches sur la route, on dépose Laurenţiu puis on s’envoie un bon McDo, puis retour à la maison où Nico récupère sa voiture et rentre à Braşov, tandis que je commence à trier mes photos et à rédiger le premier article.
Week-end pluvieux en Moldavie - Part 2 - On y est
Pierre @ Mercredi 07 mai 2008
Réveil tranquilou samedi matin vers 10h30, douche, matage de télé (waaah, une spéciale Kylie Minogue !), et direction le petit dèj à 11h30 où je retrouve Greg et Nico. Ah tiens, il pleut toujours… Petit déjeuner express, on demande à la fille de l’hôtel si les caves de Cricova, le champagne local (excellent), sont loin : ah bah non, ce sont les vacances de Pâques, c’est fermé
Ces caves sont sensées être les plus grandes d’Europe et se visitent en voiture. Bah ce ne sera pas ce coup-ci.
Donc on part au centre, histoire de faire un tour. Truc marrant, on retrouve Serghei, le directeur de l’agence de Chişinău, en pleines courses… pourtant c’est pas tout petit comme patelin… On descend l’avenue Stefan Cel Mare, la grande avenue de Chişinău, en rentrant dans quelques magasins voir s’il y a des affaires à faire (originaux ou contrefaçons
) et aussi pour échapper un peu aux trombes d’eau qui nous tombent dessus.
S’il pleut, il fait quand même soif, et on pousse jusqu’à Beer House, en passant devant l’hôtel Chişinău.
Beer House, c’est super joli, et ils ont surtout l’avantage de faire leur propre bière, blonde, rousse ou brune, filtrée ou non. Très bonne d’ailleurs, surtout que l’humidité ambiante a dû nous donner soif, la prochaine fois je tente le pichet de 3 litres
On s’envoie au passage une petite salade histoire de faire le lien petit-déjeuner très tardif - repas du soir on ne sait quand, pendant que Cornel, Ionuţ et Snejana, une amie de Nico, nous rejoignent.
Un peu de pia-pia-pia et de glou-glou-glou plus tard, Cornel et Ionuţ nous quittent, ce dernier repartant à Bucarest, nous nous apercevons qu’un miracle a lieu : la pluie a cessé de tomber ! On remonte sur Stefan Cel Mare avec Snejana et on fait le tour du coin appareils photos à la main, bref, touristes… Je cherchais à tout prix à trouver une vieille Volga, que je trouve magnifique, tant pis, je me contenterai d’une plus récente, à la grande joie du taxi.
Arrive 19h00 et… bah il se fait faim, finalement, on n’a pas encore pris de vrai repas et marcher ça donne les crocs. Direction l’ukrainien déjà éprouvé pour notre déjeu-dîner, une orgie de raviolis nous attend ! Et là, la bonne blague, toute la carte est en cyrillique ! Juste une traduction approximative du nom du plat en roumain et basta. Bref, pas évident quand les traductions ne sont pas évidentes… M’enfin on arrive à trouver notre assortiment de raviolis (mmmmh avec de la crème et de la slanina) et une bonne балтика pour faire couler (Baltica, bière russe).
Retour à l’hôtel pour déposer la voiture, reprendre quelques sous et c’est parti pour un bowling, en compagnie de Vasile, Cornel, Livia et Olga. J’ai encore une fois fait preuve de ma médiocrité absolue dans cet discipline, mais c’est sympa quand même ça faisait un bout de temps que j’avais pas cassé de la quille. Puis départ vers Drive, une des discothèques branchées de la ville, mais gérée par des trous du culs : les filles se font refuser l’entrée ! On a jamais vu ça… Peut-être, vue la “clientèle” qui était là-bas, que les hommes sont plus recherchés… allez savoir… En plus c’est ballot on avait réussi à réserver une table.
M’enfin on bouge dans un autre club dont le nom m’échappe, et comme le soir précédent cela se terminera à grands coups de Jack Daniel’s… et sous la pluie, qui a fait son retour.
Week-end pluvieux en Moldavie - Part 1 - On y va
Pierre @ Mardi 06 mai 2008
Ca a commencé comment… je ne sais même pas. M’enfin bref, Nico, un français de Braşov que moi et surtout Greg connaissons, avait envie d’aller faire un tour en Moldavie. Ni une ni deux, comme Iaşi est sur la route ça tombe bien, on y va tous les trois (oui, c’est la version très courte pour introduire les protagonistes).
Nico nous rejoint à Iaşi en fin de vendredi après-midi, et nous partons tous les trois, en voiture ce coup-ci, en prenant avec nous Laurenţiu, moldave de son état, direction Chişinău. Forcément, en voiture perso le trajet sera plus tranquille que la première fois. Départ sous la pluie, on se dit qu’il vaut mieux que ça tombe maintenant pour que ce soit sec en Moldavie… C’est l’occasion, en passant par la douane à un autre endroit pour avoir des routes moins dures, de traverser la fameuse rivière Prut, célèbre dans toute la France grâce à nos amis de LCI.
Le passage à la douane aura été assez rapide. J’aurais bien fait quelques photos sympas à la douane moldave, mais à peine pointait-on un bout d’appareil photo que les douaniers faisaient des grands signes pour qu’on les range. Et là il y a plutôt intérêt à les ranger, ils ne sont pas marrants les militaires moldaves, mais pas du tout…
Bref on continue notre bonhomme de chemin, toujours sous la pluie (damned !), pour arriver à notre hôtel vers 20h30-21h. Un endroit super sympa, un peu excentré (au bout du boulevard Dacia pour ceux qui connaissent) mais vraiment très bien. On pose nos affaires, un coup de taxi et direction Symposium, un resto pas mal du tout, que je connaissais déjà. En fait, il devient le resto où je fais mes premiers repas en Moldavie.
Après un retour express à l’hôtel pour que Nico change de fringues (les t-shirts blancs, ça résiste mal aux attaques de nourriture kamikaze) et prendre quelques sous, direction People, une des discothèques pas mal de la ville.
Bon OK sur la photo c’est un peu vide… mais c’est la seule pas trop floue
On y retrouve Vasile, l’indéboulonable Cornel et Ionuţ de Bucarest que je n’avais pas revu depuis… pfiouuu, au moins ça, et c’est parti pour une petite nuit sympa à grand coups de double Jack Daniel’s…
Mission Chişinău - Epilogue - F*ck la douane !
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Epilogue : Ou comment passer plus de temps à la douane que sur la route
C’est malgré tout un peu fourbus que nous rentrons… à la maison. Je somnole un peu dans le car avec le MP3 dans les oreilles (merci Metallica pour jouer plus fort que les bruits de roulement), ça aide à faire passer le temps. Je me réveille à Ungheni, juste avant la frontière. Ca tombe bien, tiens.
Encore quelques kilomètres, le car s’immobilise, s’arrête même, tout le monde descend. Le seul problème, c’est qu’on est à 200m du point de contrôle… Va comprendre Charles. M’enfin bref, j’en profite pour me dégourdir un peu les jambes, passer quelques coups de fil, puis on repart tiens, jusqu’au point de contrôle moldave. Une douanière monte, prend nos passeports, tandis qu’un autre fouille quelques sacs… le temps passe, une petite heure depuis notre arrivée, la douanière rend les passeports à la fille qui est assise devant (que je suppose être la femme du chauffeur), qui les redistribue le temps que le car aille enfin… vers le point de contrôle roumain 
Rebelote, un douanier vient prendre les passeports, tiens, c’est celui que notre Giovanni connaissait, il nous reconnaît et nous vanne sur le match… mais dépêche-toi donc au lieu de raconter des conneries !!! Et c’est reparti pour 20 minutes d’attente, jusqu’à ce qu’un autre douanier monte et… tout le monde dehors, fouille général des bagages ! Il est minuit 
Et on se retrouve à 50 entassés dans une petite pièce avec un détecteur façon aéroport pour les bagages… mais personne pour s’en servir. Et c’est reparti… 5, 10, 15, 20 minutes, avant qu’un type ne se pointe et lache un “la machine, elle marche pas”
Là, las, quelques rires nerveux s’échappe, les faux et les fourches auraient bien tournées… si on en avait eu. Et du coup, fouille de tous les bagages à la main par l’unique fonctionnaire présent !
En écoutant un peu ce qui se passe, on comprend qu’ils cherchent des cigarettes de contrebande, donc quand notre tour vient, on dit tout de suite qu’on n’a pas de clopes, et ça passe, à peine un oeil jeté dans le sac ouvert. Si j’avais su…
M’enfin voilà, retour au car, on attend tout le monde, on repart, la même fille que tout à l’heure distribue les passeports… mais pas le mien ! Alors que j’éetais déjà en train de briser une vitre pour sauter du car pour retourner le chercher, ouf, la voilà qui me le donne, sauvé. Et c’est ainsi que nous passerons à peine un biiiiiiiip de petit quart d’heure pour rejoindre Iaşi - la maison !
On se fait déposer pas très loin de notre point de départ, une petite marche au son des aboiements de chiens vers la voiture, un saut au McDrive, on mange en 4e vitesse, et c’est ainsi que se termine notre expédition moldave, bien contents d’être rentrés à la maison après ce week-end riche en rebondissement.
Allez, en cadeau, deux photos de Chişinău :
Mission Chişinău - Part 3 - On pose la moquette et on mange ukrainien
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Partie 3 : Ou comment poser de la moquette… et manger Ukrainien
Réveil pas trop tard, vers 10h, douche (froide) rapide, me voici sur pied ! Greg se réveille alors que je descends l’escalier, ça tombe bien, on ne partira pas trop tard. En attendant, mon objectif de la matinée : trouver du cash, et m’acheter de quoi faire un semblant de petit déjeuner rapide. Pour l’argent, facile, il y a un bancomat pas loin de l’agence, merci Raiffeisen, il a l’air impossible de retirer des lei moldave avec une carte française, alors qu’avec une carte roumaine ça passe héhé…
Maintenant, à manger. J’ai repéré un petit magasin pas loin, j’y cours. Et là, le drame : magasin russophone ! Il faut savoir que la Moldavie est en partie russophone, et parfois, les gens ne parlent pas roumain. C’était le cas. Après plusieurs tentatives en roumain, je finis par pointer du doigt le bac de gateaux secs en disant 10 (zece en roumain). Alors que je m’attendais a avoir 10 petits gateaux, la serveuse m’en met pour 10 lei (60 centimes d’euros)… soit un sac Carrefour-like complet
Au moins, ça me fera le voyage de retour… et en plus, ils sont bons ces fichus gateaux !
Bref, je rentre à l’agence, Serghei, Aymeric, Hélène et Guy arrivent au même moment. On dit au revoir à tout le monde, et direction la gare de bus en Sergheimobile pour en chopper un. Sur place, c’est la guerre, des bus, des gens partout… On atteint le guichet, et là, c’est le drame : les seules places disponibles sont pour le bus de… 20h30
Pétage de singes, Kyo mode, bref, on n’est décidément pas vernis avec ces satanés bus. On achète nos places, et retour à l’agence…
…où notre désespoir n’en deviendra que plus grand lorsque Serghei glisse d’une voix toute légère : “j’ai besoin d’un coup de main pour installer de la moquette dans un bureau”… Il faut bien avouer qu’à ce moment, un petit instant de solitude m’a transpersé : après toutes ces galères, le match perdu, je me retrouve en Moldavie à installer de la moquette 
Je reprends mes esprits, et c’est parti pour la découpe, le délicat déplacement des meubles à la façon Serghei, la pose en finesse de la moquette, etc etc… Qu’est-ce qu’on a pu gueuler oui !!!! M’enfin au final, le bureau est moquetté… Par contre, nous ne pourrons jamais changer le canapé de pièce, le couloir étant définitivement trop petit. Hélas, pas de photos de la minute bricolage.
Après tous ces efforts, le temps du réconfort, il est temps d’aller manger ! Problème, nous sommes 6 pour une seule voiture… Qu’à cela ne tienne ! Serghei et moi devant (logique
), Hélène, Guy, Aymeric et Greg à l’arrière, entassés comme on peut ! Et c’est parti pour un petit tour de la ville, en montant les stores sur les vitres arrières pour éviter de se faire repérer par la maréchaussée. Notre choix se fera sur un restaurant Ukrainien, ayant avec nous pour nous conseiller Serghei qui est d’origine Ukrainienne.
Restaurant typique de l’ex-grenier de l’URSS, avec des plateaux de charcuteries, fromages et légumes en guise d’entrée, et en ce qui me concerne, des raviolis ukrainiens, à base de foi, de chou et de pommes de terre. Et surtout, tout le repas à la vodka !
Le repas sera effectué autour entre autres d’une nouvelle philosophie de vie (le “je veux, j’ai”, qui n’a pas l’air de si bien marcher), d’analyse de match et d’une invention dont je ne parlerai pas avant qu’elle soit breuvetée (Hélène, si tu me lis…
. Le retour à l’agence, lui, sera épique. Même configuration qu’à l’aller, mais après quelques vodkas, et même sans en abuser, les choses prennent toujours une tournure particulière !
Bon repas et bonne poilade, rien de mieux pour basser un bon après-midi. La fin de l’après-midi se passe tranquilement entre photos, Legos et blind tests, alors qu’il s’avère qu’il est plus que temps de partir parce que la gare routière n’est pas juste à côté et qu’on n’arrive à joindre aucun taxis, tous sont pris par la fête du vin !
Nous mettrons finalement la main sur un pilote, qui nous amènera à temps et entier à la gare routière. Au prix de moult excès de vitesse, de quelques feux grillés et lignes blanches oubliées. J’avais déjà évoqué le style de conduite moldave… Bon, il faut bien avouer qu’il nous a pas mal aidé ce coup-ci.
Un grand bus nous attend. Nous pouvons rentrer à la maison.
Ou pas.
Mission Chişinău - Part 2 - Fête du vin et match de rugby
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Partie 2 : Ou le début de l’hiver et la fin d’une belle histoire
Une fois arrivés l’agence, on retrouve donc Aymeric et Hélène, mais aussi Eric de passage depuis Bucarest et sa femme Helena, ainsi que Serghei (le responsable de l’agence), nous découvrons nos chambres (pas cher l’hôtel !) puis évoquons LE sujet sensible : on a la dalle ! Il est 15h bien tassées quand nous (Hélène, Aymeric, Greg et moi) partons en direction de la fête du vin à la recherche d’un restaurant. Notre choix sera Symporium, un resto pas mal mais avec un service un peu long. Serghei, Viorica, Eric et Helena nous y rejoignent pour prendre “une petite salade”, qui finira en vrai repas ou presque.
Nous repartons tous les quatre cette fois-ci pour LA fête du vin… Vite vite il faut trouver un endroit où déguster, il fait FROID ! Pas de températures glaciaires, mais bien plus froid que la veille, et surtout je n’ai qu’une chemisette et une veste légère, un peu light. Donc on attaque à la vodka moldave, 3 bouteilles seront achetées… pour ramener en France (ça aurait fait beaucoup quand même…
.
Un ballon pour ne pas perdre les zenfants dans la foule…
Pendant que certains ont du mal à tenir debout…
Petite déception quand même, la Moldavie est réputée pour accueillir une population féminine très attirante, mais hélas nous ne pourrons pas vraiment en profiter du fait de l’excessive fraicheur. Ce sera pour l’été prochain !
On termine notre petit tour, mais il nous reste encore un peu de temps avant le match, que nous irons regarder dans un restaurant français. On trace donc vers un pub irlandais non loin du restaurant, mais un peu loin de notre position actuelle, surtout à pied dans le froid… On récupère Xavier, le français local, au passage.
Un bon petit coup de breuvage local… la Guinness… pendant que nous débattons sur comment on va pourrir nos amis Anglais dans quelques heures… fatale erreur ?
L’heure est au départ vers le restaurant. Moi qui commençait à guérir de fortes quintes de toux, ça repart de plus belle, on m’entend de loin… Arrivée au restaurant vers 20h45, un peu avant le magnifique journal tout pourri de Claire Chazal (quelle *joie* de retrouver TF1… ), tout le monde arrive… Nos quatre collègues de restaurant du midi, Guy en provenance directe de France, Vasile, etc… Une bonne quinzaine au final ! On attaque la viande rouge pendant que le match commence.
Bon, un essai dans la tronche apres 90 secondes, ca fait mal, Mais la France revient, passe devant, puis… c’est fini, 14-9, mais pour l’Angleterre… Forcément, la soirée ne sera pas aussi folle, pas aussi belle. Moi qui m’apprétait shooter comme un malade les effusions de joie, rien. Beaucoup partent très vite, ne reste plus que notre groupe de 5 et Vasile qui nous rejoint. On ne va pas sombrer dans la déprime, notre cigare de la victoire sera celui du moral.
Direction un club sympa plutôt jazzy, où nous referons le match (lire avec l’accent Sacomano) autour de Romeo y Julieta et San Luis Rey… et d’un bon cognac !
Il est déjà… plus très tôt le dimanche matin, il est temps de rentrer dormir à mon hôtel : lit dépliant dans la salle des cours de français de l’agence. Très confortable cela dit. Une bonne nuit de sommeil ne fera pas de mal, il faut prendre le car demain midi…
Allez, au lit !
Mission Chişinău - Part 1 - Tentative de voyage aller
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Mardi 9 octobre. En pleine euphorie post victoire de la France contre la Nouvelle Zélande, une idée germe : Aymeric et Hélène (de l’agence d’Orléans) sont à Chişinău, en Moldavie donc, le week-end prochain, pourquoi ne pas aller voir notre qualification en finale en Moldavie ensemble ? En plus, ça me fait une occasion de passer la frontière, ne connaissant pas encore la Moldavie. Greg n’ayant pas encore ses plaques définitives, impossible d’y aller avec la Passat, nous irons donc en autocar, histoire de rajouter un peu de piment.
Doux euphémisme 
Partie 1 : Ou comment de tenter de peut-être éventuellement trouver un moyen de transport vers Chişinău… ou pas
Samedi13 octobre. Levé à 6h du matin pour être à 7h au point de départ de l’autocar partant à 7h30. Alors il faut savoir que par autocar, il faut davantage faire référence au mot auto qu’au mot car… En effet, exit les grands car de 50 places (il y en a quand mème, hein), ce sont des utilitaires aménagés pour le transport de personnel, avec une quinzaines de places à l’intérieur. Grand confort donc. M’enfin ce n’est pas le but recherché.
On arrive vers 7h, je cours vers le chauffeur pendant que Greg gare la voiture, car comme il n’y a pas beaucoup de places, il ne faut pas se faire voler la dernière pour quelques secondes. Ce sera de toute façon trop tard, plus de place. Prochain départ à 10h30. On rentre donc à l’appart, le temps de gratter quelques accords histoire de fêter les retrouvailles avec ma Black Box, un p’tit Nip/Tuck et on repart !
10h, rebelote, plus de places ! Le chauffeur nous indique qu’il y aurait un train partant vers 10h30. Direction la gare, je vérifie les panneaux de départ : rien vers Chişinău ! Ce que j’apprendrai plus tard, c’est que les trains passant la frontière ont pour destination la ville moldave la plus proche de la frontière, ici Ungheni, pas forcément la destination finale. Donc forcément, pas de trains pour Chişinău sur le tableau ! De toute façon, c’était un peu la solution ultime : en effet, l’écartement des rails en Roumanie et en Moldavie n’est pas le même, donc changement d’essieux obligatoire à la frontière, ce qui est *un peu* long…
Bref, Greg appelle le service de renseignement des départs de cars, il y a un départ à 10h30 ! Retour au point de départ (c’est le cas de le dire tiens…
pour s’apercevoir que… c’est le même que celui de 10h ! Donc toujours plein. En plein désespoir (instant Kyo), un type s’approche de nous et nous propose de nous emmener à Ungheni avec sa voiture, puis de prendre un car là-bas, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Un peu cher d’ailleurs, mais c’était un peu ça ou rien dans l’état des choses. Et nous voici partis à toute bringue avec notre chauffeur du jour, Giovanni, sa femme et sa fille, la jolie Tatiana, vers la frontière. Très spécial le style de conduite moldave, il consiste à rouler le plus vite possible et le plus longtemps possible sur la voie de gauche. Pourquoi pas.
Les 15-20 kilomètres nous séparant de la frontière sont vite avalés vue la cadence, on passe en mode attente, on fait connaissance avec nos nouveaux amis, pour moi avec assez de difficulté, j’ai du mal avec l’accent moldave. Tatiana prend le volant, elle ne peut conduire qu’au niveau de la frontière… pas de permis inside.
On passe rapidement la partie roumaine, Giovanni connaissant le douanier, on attaque le côté moldave, un peu plus long, questions à la con des douaniers (- Vous allez où ? - A la fête du vin à Chişinău ! Ca les a fait marrer…
, un coup de tampon sur le passeport et c’est parti, welcome to Moldova !
Et ça commence mal je loupe la photo du panneau qui indique l’entrée dans le territoire…
On repart sur un rythme à peu près aussi rapide qu’avant, mais sur des routes bien plus cassantes et vallonées. Jolis paysages, mais on sent qu’on vient encore de perdre 15-20 ans… C’est vraiment la campagne là.
On arrive finalement à Ungheni, notre chauffeur nous laisse là, on prend son numéro de téléphone (ça peut servir), puis on part à la recherche d’un car (minibus, les mèmes que sus-cités). Il reste des places dans un, on doit attendre un peu, mais au moins, ça se profile mieux ! Puis vient le départ, rien de bien spécial, une petite partie de Nintendo DS, puis séance MP3, en découvrant les paysages moldaves. Ah si, on reste bloqués quelques minutes dans un village pour cause de convoi funéraire.
On arrive enfin à la gare routière de Chişinău, enfin l’une des gares routières… Un beau bordel, ça part dans tous les sens. On trouve enfin un taxi, qui ne comprend pas où on veut aller (à l’agence en fait), et nous jette de sa voiture ! On en trouve finalement un deuxième, qui réussira à nous convoyer à bon port ! Après emprunt d’argent à Hélène pour payer le taxi, nous sommes enfin arrivés…
Durée totale de l’opération : 7 heures…





















