Mission Chişinău – Part 2 – Fête du vin et match de rugby
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Partie 2 : Ou le début de l’hiver et la fin d’une belle histoire
Une fois arrivés l’agence, on retrouve donc Aymeric et Hélène, mais aussi Eric de passage depuis Bucarest et sa femme Helena, ainsi que Serghei (le responsable de l’agence), nous découvrons nos chambres (pas cher l’hôtel !) puis évoquons LE sujet sensible : on a la dalle ! Il est 15h bien tassées quand nous (Hélène, Aymeric, Greg et moi) partons en direction de la fête du vin à la recherche d’un restaurant. Notre choix sera Symporium, un resto pas mal mais avec un service un peu long. Serghei, Viorica, Eric et Helena nous y rejoignent pour prendre « une petite salade », qui finira en vrai repas ou presque.
Nous repartons tous les quatre cette fois-ci pour LA fête du vin… Vite vite il faut trouver un endroit où déguster, il fait FROID ! Pas de températures glaciaires, mais bien plus froid que la veille, et surtout je n’ai qu’une chemisette et une veste légère, un peu light. Donc on attaque à la vodka moldave, 3 bouteilles seront achetées… pour ramener en France (ça aurait fait beaucoup quand même…
.
Un ballon pour ne pas perdre les zenfants dans la foule…
Pendant que certains ont du mal à tenir debout…
Petite déception quand même, la Moldavie est réputée pour accueillir une population féminine très attirante, mais hélas nous ne pourrons pas vraiment en profiter du fait de l’excessive fraicheur. Ce sera pour l’été prochain !
On termine notre petit tour, mais il nous reste encore un peu de temps avant le match, que nous irons regarder dans un restaurant français. On trace donc vers un pub irlandais non loin du restaurant, mais un peu loin de notre position actuelle, surtout à pied dans le froid… On récupère Xavier, le français local, au passage.
Un bon petit coup de breuvage local… la Guinness… pendant que nous débattons sur comment on va pourrir nos amis Anglais dans quelques heures… fatale erreur ?
L’heure est au départ vers le restaurant. Moi qui commençait à guérir de fortes quintes de toux, ça repart de plus belle, on m’entend de loin… Arrivée au restaurant vers 20h45, un peu avant le magnifique journal tout pourri de Claire Chazal (quelle *joie* de retrouver TF1… ), tout le monde arrive… Nos quatre collègues de restaurant du midi, Guy en provenance directe de France, Vasile, etc… Une bonne quinzaine au final ! On attaque la viande rouge pendant que le match commence.
Bon, un essai dans la tronche apres 90 secondes, ca fait mal, Mais la France revient, passe devant, puis… c’est fini, 14-9, mais pour l’Angleterre… Forcément, la soirée ne sera pas aussi folle, pas aussi belle. Moi qui m’apprétait shooter comme un malade les effusions de joie, rien. Beaucoup partent très vite, ne reste plus que notre groupe de 5 et Vasile qui nous rejoint. On ne va pas sombrer dans la déprime, notre cigare de la victoire sera celui du moral.
Direction un club sympa plutôt jazzy, où nous referons le match (lire avec l’accent Sacomano) autour de Romeo y Julieta et San Luis Rey… et d’un bon cognac !
Il est déjà… plus très tôt le dimanche matin, il est temps de rentrer dormir à mon hôtel : lit dépliant dans la salle des cours de français de l’agence. Très confortable cela dit. Une bonne nuit de sommeil ne fera pas de mal, il faut prendre le car demain midi…
Allez, au lit !
Mission Chişinău – Part 1 – Tentative de voyage aller
Pierre @ Mardi 16 oct 2007
Mardi 9 octobre. En pleine euphorie post victoire de la France contre la Nouvelle Zélande, une idée germe : Aymeric et Hélène (de l’agence d’Orléans) sont à Chişinău, en Moldavie donc, le week-end prochain, pourquoi ne pas aller voir notre qualification en finale en Moldavie ensemble ? En plus, ça me fait une occasion de passer la frontière, ne connaissant pas encore la Moldavie. Greg n’ayant pas encore ses plaques définitives, impossible d’y aller avec la Passat, nous irons donc en autocar, histoire de rajouter un peu de piment.
Doux euphémisme 
Partie 1 : Ou comment de tenter de peut-être éventuellement trouver un moyen de transport vers Chişinău… ou pas
Samedi13 octobre. Levé à 6h du matin pour être à 7h au point de départ de l’autocar partant à 7h30. Alors il faut savoir que par autocar, il faut davantage faire référence au mot auto qu’au mot car… En effet, exit les grands car de 50 places (il y en a quand mème, hein), ce sont des utilitaires aménagés pour le transport de personnel, avec une quinzaines de places à l’intérieur. Grand confort donc. M’enfin ce n’est pas le but recherché.
On arrive vers 7h, je cours vers le chauffeur pendant que Greg gare la voiture, car comme il n’y a pas beaucoup de places, il ne faut pas se faire voler la dernière pour quelques secondes. Ce sera de toute façon trop tard, plus de place. Prochain départ à 10h30. On rentre donc à l’appart, le temps de gratter quelques accords histoire de fêter les retrouvailles avec ma Black Box, un p’tit Nip/Tuck et on repart !
10h, rebelote, plus de places ! Le chauffeur nous indique qu’il y aurait un train partant vers 10h30. Direction la gare, je vérifie les panneaux de départ : rien vers Chişinău ! Ce que j’apprendrai plus tard, c’est que les trains passant la frontière ont pour destination la ville moldave la plus proche de la frontière, ici Ungheni, pas forcément la destination finale. Donc forcément, pas de trains pour Chişinău sur le tableau ! De toute façon, c’était un peu la solution ultime : en effet, l’écartement des rails en Roumanie et en Moldavie n’est pas le même, donc changement d’essieux obligatoire à la frontière, ce qui est *un peu* long…
Bref, Greg appelle le service de renseignement des départs de cars, il y a un départ à 10h30 ! Retour au point de départ (c’est le cas de le dire tiens…
pour s’apercevoir que… c’est le même que celui de 10h ! Donc toujours plein. En plein désespoir (instant Kyo), un type s’approche de nous et nous propose de nous emmener à Ungheni avec sa voiture, puis de prendre un car là-bas, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Un peu cher d’ailleurs, mais c’était un peu ça ou rien dans l’état des choses. Et nous voici partis à toute bringue avec notre chauffeur du jour, Giovanni, sa femme et sa fille, la jolie Tatiana, vers la frontière. Très spécial le style de conduite moldave, il consiste à rouler le plus vite possible et le plus longtemps possible sur la voie de gauche. Pourquoi pas.
Les 15-20 kilomètres nous séparant de la frontière sont vite avalés vue la cadence, on passe en mode attente, on fait connaissance avec nos nouveaux amis, pour moi avec assez de difficulté, j’ai du mal avec l’accent moldave. Tatiana prend le volant, elle ne peut conduire qu’au niveau de la frontière… pas de permis inside.
On passe rapidement la partie roumaine, Giovanni connaissant le douanier, on attaque le côté moldave, un peu plus long, questions à la con des douaniers (- Vous allez où ? – A la fête du vin à Chişinău ! Ca les a fait marrer…
, un coup de tampon sur le passeport et c’est parti, welcome to Moldova !
Et ça commence mal je loupe la photo du panneau qui indique l’entrée dans le territoire…
On repart sur un rythme à peu près aussi rapide qu’avant, mais sur des routes bien plus cassantes et vallonées. Jolis paysages, mais on sent qu’on vient encore de perdre 15-20 ans… C’est vraiment la campagne là.
On arrive finalement à Ungheni, notre chauffeur nous laisse là, on prend son numéro de téléphone (ça peut servir), puis on part à la recherche d’un car (minibus, les mèmes que sus-cités). Il reste des places dans un, on doit attendre un peu, mais au moins, ça se profile mieux ! Puis vient le départ, rien de bien spécial, une petite partie de Nintendo DS, puis séance MP3, en découvrant les paysages moldaves. Ah si, on reste bloqués quelques minutes dans un village pour cause de convoi funéraire.
On arrive enfin à la gare routière de Chişinău, enfin l’une des gares routières… Un beau bordel, ça part dans tous les sens. On trouve enfin un taxi, qui ne comprend pas où on veut aller (à l’agence en fait), et nous jette de sa voiture ! On en trouve finalement un deuxième, qui réussira à nous convoyer à bon port ! Après emprunt d’argent à Hélène pour payer le taxi, nous sommes enfin arrivés…
Durée totale de l’opération : 7 heures…













